Brume matinale

aurore

Chaque matin , quand mon réveil sonne, deux possibilités s’offrent à moi.
Sur mon réveil, j’ai toujours deux voies pour aborder ma journée, “désactiver” ou “répéter”.
A priori, ni l’une ni l’autre ne fait envie, pourtant 9 minutes les sépare.
Je désactive et je fais un bond, ou je répète et je m’offre les neuf minutes de répit.
Dos lourd, et paupières feignantes, dans les deux cas c’est toujours une épreuve.
On pourrait faire durer, se plier sous la couette en redoutant la prochaine sonnerie, ou dans un effort injustifié, s’extirper du douillet.
La suite on la connaît, pieds nus sur tomettes, et odeur de café, yeux brouillés devant l’écran, oeufs brouillés et jus d’orange.
Heureusement, après chaque réveil je retrouve quelques mots de vous.