A chaque jour suffit son post

celine

1 jour / 1 jean, 1 jour / 1 paquet de clopes, 1 jour / 1 aller retour en rer, 1 jour / 1 roll de Starbucks, 1 jour / 1 post…
Et oui pour tout le monde, chaque jour revient invariablement un détail, une habitude, avec régularité.

Pourtant parfois ça déraille…
La semaine dernière, les choses se sont bousculées, talons pris dans la robe, lacets de baskets dans l’escalator, une course, une course, des remords, je n’ai pas eu le temps, je me suis dit « et si…? » puis « oh non! ».
Chaque jour ouvrir un œil, tendre le bras vers l’ordinateur, ça ne paraît pas difficile… Eh bien non, ça ne l’est pas, c’est vrai! 

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Mais rajoutez des heures de sommeil en moins, un rêve qui ne demande qu’à se poursuivre et puis… Oh! j’avais pas vu l’heure (!), de toute façon je ne peux…Han! Faut que je me magne, je suis en retard!!! 

Voila, c’est comme ça que ça se passe parfois le matin, comme la semaine dernière, avec mes mains volant au dessus de ma tête pour tenter tout en marchant de faire quelque chose de mes cheveux, puis la course s’arrête. Un doute: mon agenda! Chignon sur pause. 
Je l’ai laissé sur le bureau! 
Est-ce que je me souviens de l’adresse, est-ce que je me souviens de l’adresse? Je m’en souviens! Les pas reprennent et les mains retombent pour balancer le long de ma course.

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Soleil couvert, blafard, pluie, vent, nuit, puis le week end
Et zut, j’ai filé tout droit! Comme quand enfant, je courrais entre les draps séchant au vent sur les fils tendus dans le jardin. 
On ne voyait rien sur les côtés on laissait glisser derrière soi ses mains sur le tissu, le soleil venait frapper l’étoffe et tout cela nous éblouissait! Et lorsqu’on sortait du tunnel de broderie, on était au bout de l’étendoir et on entendait, « Sophie, ne touche pas le linge avec tes mains, il est en train de sécher! ». 
Et bien là c’est pareil, une course d’aveugle, deux jours sans trouver le temps de, « oui ça va, je sais! ».