NAST

mars, 2009

Comme un jeudi

lizamanili

« Comme un lundi » répondent parfois ceux à qui je demande si cela va en début de semaine.
A croire que le début d’un cycle pose parfois problème. Peut être que le cycle en question ne convient donc pas à la plupart.
On pourrait dire après tout, pourquoi pas, comme un samedi?
Mais non le samedi, lui il a la belle vie, c’est le jour cool de la semaine!
Bon alors ok on est lundi, et oh ça va! Oui le week end c’est dans cinq jours!
A croire qu’on passe parfois la semaine à espérer le week end… La vie à espérer le paradis? L’adolescence à espérer l’âge adulte?
Allez on dit stop à ces histoires de cycle, on ne parle plus de matin et de coucher, d’apéro, de déjeuner, de ce qui marque nos jours et on essaie de se dire, comment on va, au fond.
Pas comment va-t-on ce lundi matin, ou ce soir, comment va-t-on alors qu’on dîne seul devant la télé ou qu’on rentre émmeché de soirée…
Non, on pense à ce qui nous entoure, à ce qui compose non pas notre semaine mais notre vie. On oublie de ne voir que nos chaussures (faut vraiment que j’en achète d’autre) et on se regarde en entier, car on est un « tout », avec des « bof » et des « yaaaahhhhooouuu » et c’est ce qui rend les choses plus belles, cette trajectoire riches d’incertitudes!
Alors une nouvelle semaine démarre, sous le soleil, et vous alors comment allez vous?

Femmes sous influence(s)

margauxl

Des influences il est au fond toujours question.
Quand je rapplique au matin sur mon clavier, ou le soir après quelques discussions et verres de vin, il m’arrive de me demander ce que je vais bien pouvoir écrire.
Et là hop pirouette, je me dis que je vais parler de ce problème, l’inspiration, le fait de devoir, comme je me le suis fixé, poster chaque jour un message sur ce blog!
Bon d’accord, avant cela je fais un tour sur les blogs de référence histoire de voir d’où vient le vent, mais une fois les articles du jour consommés, je me dis que non, je ne peux rien en faire. Ce n’est pas moi, je ne suis pas « elles », je n’arriverai pas à faire comme si j’avais eu « l’idée de ».

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Donc des influences il est question. 
Car ce qui s’imprime chaque jour sans que l’on s’en aperçoive se conclut parfois, longtemps après, dans un billet, sur ce blog, sur un post it collé au frigo ou par dessus les tasses d’un café d’après midi.
Peut on prétendre à l’indépendance, totale, non, surtout pas dans les mots, et encore moins dans les fringues!
Images sur images, on sait tous malgré nous, ce qui se porte, ce qui se fait, ou pas, ce qui fait cette année, trop ou pas assez.
Revient alors la question de la touche personnelle, de celle qui saura juxtaposer à l’évidence le strass qu’il faut, le sequin malin, le trou dans la maille.
On l’a déjà dit par ici mais « mots » et « modes » se donnent souvent la main.
Influences de coin de rue, pages feuilletées d’une pléiade en vogue, on est tous quelque part la conclusion d’une joyeuse collision.

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Alors comme c’est la fin de semaine, comme il nous faut célébrer quelque chose et entrer dans le week end en joie, je vous le dis, on va inventer, se renouveler, prendre et refaire, être à part ou simplement soi, être, comme disent les jeunes, « en mode »…

Bon week end, lâchez vous!

Here comes the sun

mari

Pourquoi dès qu’un rayon de soleil pointe le bout de son nez, les vitrines des boutiques de lunettes me font de l’oeil.
Peut-on l’annoncer officiellement sur ce blog? Peut on dire que ça y est, enfin, on est en droit de penser à l’été?
Je ne sais pas vous, mais en tout cas, pour ma part, je commence à me demander ce qui va trôner sur vos nez d’ici un mois.

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Bon parlons simplement, je suis un peu myope.
Genre toutes mes photos, je les vois floues! 
D’ailleurs vous devriez peut être faire un test, si vous les voyez nettes, c’est peut être que vous êtes aussi myopes que moi!!?
Bon donc des lunettes de soleil, oui, des lunettes de vue aussi pourquoi pas?
WayFarer impossible, cliché usé jusqu’à la corde, même si je le concède, reste intemporel et efficace.
Tom Ford, Persol, Saint Laurent ah que c’est dur!
Pas simple de choisir une monture car les lunettes c’est un peu quitte ou double. Version coupe de cheveux mais durable. C’est comme si l’on sortait de chez le coiffeur avec dans l’idée qu’on va devoir se taper la même coupe de cheveux pendant un an… Donc au niveau du choix, les lunettes ça fout la pression.
On a beau ne plus supporter nos branches qui s’ouvrent d’elles mêmes tant elles ont servis, on est pas plus habile à décider ce qui sera notre nouveau visage pour les prochains temps.
Car les lunettes, vous l’aurez remarqué, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. 
Alors on veut être originale mais pas non plus faire comprendre à tout l’arrondissement qu’on a changé de lunettes, ne pas la jouer trop lookée, car à lunettes classes, garde robe nickel, donc il faut composer, pas trop prétentieux mais pas cheap, du style mais pas trop voyant…
Non la boucle je suis pas fan, les faux diams on oublie, les branches épaisses hum… 
Je vais peut-être finalement opter pour l’alternative, continuer de faire des photos floues et acheter une visière transparente qui ira parfaitement avec ma banane et les chaussettes que je mets l’été dans mes sandales ;-)

Well Well Well

kenza

Que dire quand on vous sert des pancakes alors qu’on voulait un jus d’orange:

_ Euh, sorry, I think je parle pas bien anglais car j’avais commandé an orange juice?
ou
_ Oh thanks, pancakes, better than an orange juice!
ou
_ C’est parce que je porte un boyfriendjean que vous pensez que je fais 100 kilos et que je m’enfile du sirop d’érable?
 ou encore
_ Ah! Ben euh…

Finalement, j’ai souri à l’idée qu’on puisse ne pas comprendre à ce point ma commande. Ok, il est tôt donc « Mary » puisque c’est ce qui est inscrit sur son badge a du se tromper.
Regard tourné vers la vitrine et le soleil qui frappe le trottoir, annonçant une belle journée et peut être de belles photos. 

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Puis un jus d’orange vient me tirer de mon lent réveil pour passer devant moi et finir sur une table, au loin devant un homme lisant un journal qui proteste tout de suite, « il doit y avoir une erreur »…
Mary se retourne vers moi, ma fourchette stoppe sa course devant ma bouche ouverte: ben oui, je le mange ton pancake.
Sourire rendu et jus d’orange offert, la journée s’annonce magnifique.
Merci au B.I.A., de m’avoir nourrie pour la semaine, et pour cette impression d’avoir passé une demi heure, en dehors de Paris, au milieu de langues anglaises, pour ressortir rassurée, sur les pavés si familiers.

Direction les jardins, les monuments, la Seine et les rues piétonnes, Pancakes et pigeons vont bien ensemble, espérons seulement que la prochaine personne que j’accosterai pour une photo ne parlera pas anglais.
_ Sorry, coude Ay tayke a pikcheure of you?
_ Yes, sure! Thanks! Je cherch’ la wou Viay dou tampe…
_ Damned!

Ps: For those who think that i’m really bad english speaker let me tell you that you’re right. And just for you let me say that soon, someone will translate the texts! Have a nice day and please, forgive me for my english!