Alchimie des égéries

margaux

Marquer l’esprit du monde.
Tout d’abord celui d’un homme, d’un créateur, d’un photographe, ou d’une femme, styliste, réalisatrice, puis accéder à la lumière.
Marcher, comme il se doit.
Incarner quelque chose sans avoir rien changé de soi.
Aller comme de tout temps, avec désormais quelque chose en plus. Des yeux, posés sur soi, de plus en plus nombreux. Sur son visage, sur son dos, sur sa voix. Scrutée désormais par des millions, vous êtes devenue une icône.
Le temps passe vite et il faut devenir la représentation d’une image, d’une marque, d’un nom, être l’égérie de… qui pose pour l’objectif de…
De tout temps l’inspiration a trouvé naissance en l’autre, dans son allure, dans son charme, dans son corps.
Il y a des muses, au physique variant selon les tendances de l’époque. Peau très pâle et bronzée, embonpoint et maigreur généralisée, yeux clairs, cheveux longs, fesses, pas de seins, où sommes nous aujourd’hui?
Quel visage nous offre la femme en 2009?
Est elle grande? Est elle Carla Bruni? Est elle Kate Moss ou Monica Belluci?J’avoue que je ne sais pas trop, pour y vivre les yeux trop grand ouverts, ce qui se cache dans le regard de la femme du monde aujourd’hui. Comment se coiffe-t-elle le matin et pourquoi désormais toutes les filles qui s’habillent pour nous sur du papier glacé sont comme ceci ou comme cela?
Anna Karina pour Godard, Jodie Foster pour Scorcese, Scarlett pour Woody, Cruz pour Pedro, où est elle?
Peut être devant mon objectif? Quelque part dans ces pages…?