Qu’est ce que je vais mettre hier?

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Posée sur des marches, comme le nez au milieu de la figure, dans la lumière, intemporels, ils sont là.
Décor immobile, solidement planté dans le sol de la Capitale, séculaire jusque dans le joint des colonnes.
Des choses, oui certaines, traversent le temps avec une apparente décontraction.
Le Louvre est un bien beau jeune homme, bien portant, imposant et impérial. Notre Dame avec son port admirable, le dos bien droit, la tête perchée en haut de la colonne laissant derrière elle traîner sa nef. Le Sacré Cœur, aux grosses joues pâles et populaires souhaitant chaque soir bonne nuit aux Parisiens, et j’en passe…

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Il est des courses qui ne s’arrêtent pas, des marches qui enchaînent depuis des lustres au moins, les pavés du trottoir, des choses qui un temps semblent avoir pris une contre allée, disparues derrière une façade pour reparaître à un carrefour.
Il y a des mailles qu’on enfile et qu’on oublie, des couleurs qui parsèment les rues puis les abandonnent, des talons puis plus rien, des sacs, puis d’autres… 
Il y a eu le cow boy Marlboro, et les années 80, des bandanas ou au moins l’intégrale, jean+chemise.
Il y a eu des trous, des délavages, et on les revoit, les leggings, les Rayban, les chemises à carreaux, les chemises en jeans et pourquoi pas demain les T shirt Best Montana.

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Est-ce un éternel recommencement ou l’aveu d’un manque de créativité?
Warhol, Dali, Picasso, Beckett ont ils reproduit des formes déjà existantes pour tisser leurs œuvres?
Oui, non, oui, un recommencement parfois, pour une tendance, mais pas toujours, des tentatives fructueuses ou pas, mais des pas. En avant, en arrière, une marche toujours hésitante mais pas immobile, le temps passe, la chose est sure et elle se voit, alors marchons encore et voyons ce que ça donne demain…