NAST

juin, 2009

Born to be wild

kenza

« C’est comme faire du vélo… »
J’y suis allé avec cette phrase en tête. 
Après tout j’en croise deux cent par jour, y a un panier pour mes petites affaires, il fait beau, et j’ai déjà fait du vélo. Là où certains disent « je sais faire du vélo quand même », certaines comme moi, disent « j’ai déjà fait du vélo », différence remarquable. 
Bref, allons y, ne pas se sous estimer!
Repérer une borne, ok. Oui bon ben j’attends, « allez y »… Des amis allemands! Et qui ne comprennent pas le français… Première phase, sourire compréhensif, « non non allez y, c’est normal vous n’êtes pas d’ici ».
Tic tac tic tac… Deuxième phase? « Vous avez besoin d’aide? ». Réponse d’orgueil masculin: Gunter ne veut pas perdre la face devant ses enfants et me renvoie derrière, il y a arrivera tout seul! Vexée, je saute direct à la troisième phase sans attendre une minute: ppppfffffff! Là, ils ont entendu que je m’impatientais et « gggggrrrrr » fait Gunter en rembarquant toute sa ptite famille vers la bouche de métro.
My turn, à nous deux mon vélib! 

kenza2

Abonnement courte durée, Pass Navigo? Euh… Je veux pas m’abonner moi. En même temps, j’ai pas de Navigo, bon soit, va pour la courte durée, j’aime bien le concept.
La carte bleue, allons y… Quoi! « 150 euros! -Non mais c’est pour la caution madame!
-Mademoiselle! Je l’ai dit tout fort le 150 euros? -Oui. -Non mais je trouve ça un peu cher comme ballade.  -Non mais ils ne vous le débiteront pas. -Excuse moi je suis tendue, c’est idiot je n’ai fait de velib’ -Vous avez déjà fait du vélo? -Oui j’imagine que les deux se ressemblent, je vous remercie… »
(Gunter pardon, c’est pas évident ce truc là) 
Enfin le jeune aidant, j’ai pu après obtention de codes appuyer triomphalement sur le dévérouillage. Merci à toi mon ami pour m’avoir évité de prendre le seul vélo dont une roue était crevée. « Faut toujours vérifier les roues, les freins et la lumière… Oui bon, merci bien… »
A l’attaque. Ca y est, retour à l’enfance où je pédalais sur le chemin qui… Ah! Ca y est je me souviens, je faisais du vélo… en pantalons! Non mais ça va pas du tout là, je peux pas pédaler en jupe. 
Qu’est-ce qu’il a celui là, il a jamais vu Janny Longo?
Non franchement c’est pas jouable cette affaire. 
Je suis pas en baskets (pour une fois!), je suis en jupe et mine de rien rivoli, c’est un faux plat!
Je vais le déposer là, j’ai capté le truc y a une borne! « Oui ben je te coupe la route mais je dois déposer mon vélo! Et moi aussi je peux klaxonner! Enfin je peux sonner si je veux! Comment ça je suis ridicule? »
Ah téléphone… « Oui ben deux minutes, je peux pas conduire et répondre! Ok, ok, je traverse… »
« -Madame, s’il vous plaît! -Oh un uniforme! -Vous venez de franchir une ligne continue! -Ah non je dépose mon vélib! -Oui mais vous avez coupé la circulation et vous avez pris des risques ».
Je crois que je vais prendre la 1….

60′s Random

coralie

Ce matin en se levant, on pourrait se jeter sur le poste pour voir où en sont les manifestations étudiantes, montez le son c’est les Who!
Mouais ça marche pas…
Quand on ré écoute les Beach Boys on pense à une publicité, à des photos pâlies, à des maillots de bain jaune moutarde, aux brushings, bref on fige, on se représente le cliché. 
Et pourtant,en se débarrassant de tout ce qui s’est greffé depuis ce temps, « wouldn’t it be nice » c’est frais comme disent les jeunes, c’est de la liberté sur 33 tours, c’est de l’insouciance!! Et qu’on dise pas qu’ils étaient légers les gars, car la période n’était pas des plus calmes.
Les jeunes faisaient leur révolution en mode rock quand aujourd’hui nous regardons des videos trash sur youtube, nous écoutons de la techno minimaliste et nous remettons nos Wrangler. Ils avaient peut être pas faux…

coralie2

Créer en 2009, n’est ce pas trop souvent se donner rendez vous au même endroit, dans le passé? 
Peut être que filer nos collants ne suffira pas à aller de l’avant?
Reprenez les gars de la plage dont on se moque: quand ils sortent leur tube, derrière eux il n’y a rien! 
Ils sont leur courant et leur inspiration est libre! Et la mère de Barack, enceinte, danse dans la cuisine…
Phoenix aujourd’hui peuvent ils revendiquer la même créativité? Pour le clin d’oeil juxtaposez leur très bon « Lizstomania » au « Friday on my mind » des Easybeats…
Et à l’époque « Girl I want to be with you », c’était sulfureux, pas besoin de dire f**k pour être rebelle! 
La rage avait plus d’allure…
Il s’agit dans le fond toujours de rock and roll me direz vous, et oui mais depuis le rock, quoi de neuf?
Depuis la minijupe, depuis les grandes lunettes, les supers cols, les rayures sur les pulls, les lampes oranges et les chaises pantone, quoi de neuf, je veux dire de vraiment neuf? 
L’informatique, les Daft Punk, ok, mais des ordinateurs, du chacun son clavier, des blogs… 
Et nous là, depuis combien de temps n’a-t-on pas donné la main à quelqu’un qui respire au même rythme, hurle les mêmes paroles et oublie en même temps que nous que demain il doit se lever? 
Avons nous des Jeff Beck? Où se cachent nos Kinks? Derrière des platines? Peut être… 
Mais il faudrait qu’aujourd’hui nos Johnny Cash envoient du look, histoire que dans leurs sons dansent de nouvelles silhouettes…
On est tous des baby boomers, la révolution a bien eu lieu, écoute, elle vibre encore, elle attend la prochaine!!!
[mus]http://www.deezer.com/track/221613[/mus]

Marie-Jo

marie-jo

Marie Jo pointe un accent curieusement chantant à la fin de ses phrases.
Ajouté à son sourire, cela donne l’image pétillante d’une canadienne importée qui croque Paris à pleine dent.
Des couleurs acidulées, de la douceur, un thé et de la bonne humeur.
Marie Jo est encore là pour quelques temps, alors profitons de ces rayons avant que l’été, le vrai, vienne lui aussi nous rendre visite!

marie-jo2

marie-jo3

marie-jo4

marie-jo5

Monday Sample

philippine1

Tomber dans une boucle d’AIR dès le matin…
Tiens un post sur NAST. Où es tu à cette heure ci? Est il tard à New York, on lit NAST à New York comme à Compiègne. 
Il y a un rayon de soleil ici, le café est mauvais car j’ai perdu la cuillère doseuse.
« You’re my playground love ».

philippine

Je me demande où êtes vous petites derbys Louboutin, et sur quels pavés marchez vous mes zizi?
Je suis sur mon clavier pleine d’une sérénité nouvelle. Aucune idée de la provenance de cette énergie. Une nouvelle peau semble s’être découverte. La musique d’enveloppe a délicatement ôté ce qui hier alourdissait la marche.
Et dans l’immobilité de ce matin je sens que quelque soit le vêtement je flotterai dans l’AIR.
« You’re my playground love ».
Avez vous des projets pour la journée?
Pouvons nous nous retrouver? Prendrons nous un thé et aurais je assez de monnaie? 
Marcherai je pour faire une photo et trouver la fille de demain? La fille de demain, oui, elle est où la fille de demain?
Vous avez vu une fille demain? Avec des vêtements et un air détendu?
Il est tôt pour le moment. Tu lis mon message alors que l’encre a séché. Tu as tardé, mais qu’as tu dont fait, que fais tu d’ailleurs. Dites moi un peu plus des boucles que vous nourrissez au creux de vos agendas…
Que portez vous aujourd’hui, y-a-t-il un sac à votre bras? Un sac et une paire de chaussures qui à eux seuls cacheraient toute nudité.
« Extra time, on the ground, you’re my playground love… »
A tout à l’heure?

P.S.: y a plus de lait