NAST

Photography by Sophie Arancio

juillet, 2009

Short story

alexandra

short et bretelles Valentine Gauthier Paris 3ème

On a dit de faire court, dix lignes pas plus, deux minutes grand max!
Pas évident comme exercice. Faut être à l’aise, se sentir confiant. Ce n’est pas parce que l’époque le suggère que pour autant tout le monde y passe!

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Et je repense à Souchon et à ce jeu de dupes, et les yeux des garçons qui ont oublié ma nuque. Des jupes oui bien sur mais faut se lancer…
Ça peut faire plaisir, ça peut alléger mais ça peut aussi vous faire d’une promenade un vrai cas de conscience. Pas besoin d’en faire une histoire me répète t on, je sais, on me dit de faire court! Faire court et montrer, c’est l’époque qui veut ça. On oubliera juste course et vélo, trop de spectateurs, trop d’inconfort. Non le court, le short, ça doit être efficace, pas de place à l’erreur! Une jupe bien choisie peut faire plus de faire de ravages qu’un 9mm, un short bien coupé également. Mais toutes les armes peuvent se retourner contre nous alors, comme pour le reste, autant les porter pour la seule raison de se sentir bien.

Lisa

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C’est une femme. Mais jusqu’au bout des ongles. Jusque dans ce qui l’enveloppe, même au delà, ça irradie. 
Après Dior et ses parfums, après des bars de bouts de monde, après des mers et pas mal de frontières, Lisa crée Cancan.

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De l’esprit de la dame, de l’esprit du coin, on trouve maintenant l’expression derrière une vitrine du 9ème.
Je vous en avais déjà montré un peu, ici et , et comme une évidence j’ai pensé que je ne pouvais pas parler de Cancan sans vous parler de la patronne!

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Rock en souterrain mais féminin dans la dentelle, ici ça swingue ou ça guinche, à vous de voir. 
Chez Cancan, la femme n’est pas en proie aux hauts de forme, elle mène la danse et donne à son allure le ptit plus que le goût de Lisa elle, donne à ses collections.
A la porte, dans le magasin pour discuter, pour conseiller aussi, quand même il y a donc Lisa, une rencontre. 

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Un concentré pétillant marquée profondément, de tout un tas de choses, Lisa a adoré, sûrement redouté, elle s’est mise à courir probablement une ou deux fois sans écouter la raison, elle a un œil partout, bref, elle est bien vivante!
Consentante envers les influences, regard toujours vigilant néanmoins. 
Des vêtements? Parce qu’il faut bien se couvrir dit elle…

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Mais pas n’importe lesquels, vous l’aurez compris, Lisa regarde en coin les finitions et les trucs en plus…
Pas non plus de fanfreluches mais tout de même on est pas loin de Pigalle et ça colle plutôt bien à l’âme ultra colorée de la miss… Pas peur des résilles, ni des néons pour installer son écrin, il y a même un peu de souffre derrière les idées chez Cancan. Hot sur les bords, mais dans un ensemble de fille, bien comme il faut.
Pièces rares et abordables, on aimerait entendre souvent ce genre de choses et c’est ce qu’on peut dire de Cancan.

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Les yeux fermés je vous dis, la maîtresse des lieux fait chaque jour le tour du web pour observer la tendance, la suivre d’un œil et proposer autre chose… Juste trouver le goût de son enseigne dans ce qui se fait de mieux…
Ça ne ressemble à rien, ça se danse entre filles… C’est Cancan.

Make me Up

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Sur un coin de Seine de ce début de semaine, des talons avaient rendez vous avec des poudres et des palettes.
Du bleu surtout, comme un ciel, indigo comme une révolution teintée, soulignée de rouge et rehaussée d’or.
C’était sur un bateau, entre les mains d’Aaron de Mey maquilleur fétiche des Demarchelier, David Sims mais aussi David Lynch ou Sofia Coppola qui venait signer là, sur les yeux des élues, ce qu’il a fait de Lancôme.

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Vue de la rive, la scène pourrait porter à la perplexité. 
Des filles, en groupe, une star, esthétique et tout cela autour de quoi? Du maquillage? 
Et bien croyez moi autour du make up peuvent se cristalliser rencontres, idées, et très vite les couleurs ne sont plus que les prétextes à l’envie de faire vibrer une pulsion créative.
Aaron c’est une sorte de label que les marques désormais courtisent. Avant de faire des photos j’ai fait un peu de maquillage, enfin une école, puis des shootings, des défilés, bon ok, je suis maquilleuse… Donc autant vous dire que lorsque je rencontre Aaron de Mey je me dis qu’il va être ce que son rang peut laisser supposer et non, l’idée de son aura de star s’évanouit lorsqu’il saisit ma main délicatement pour me saluer, sans la serrer, comme si tout cela était précieux. Il en fera de même avec le visage de chacune des filles et mettra sa délicatesse et son sens de l’esthétisme au service des palettes quand il parlera avec cœur de sa nouvelle collection. L’aura de star ne s’était en fait pas évanoui, seul l’égo était resté sur la rive, la star était en fait plus grande que prévue, une après midi sous le soleil, sur la Seine, avec des modèles sur le pont pour mon objectif et une star du make up pour mon amour de l’artifice.