Heroes

Ça nous arrive à tous… On sort d’une salle de cinéma, et prises dans l’allure de Romy Schneider, on se met à marcher parfaitement sur nos talons, nous qui étions entrées dans la salle en regrettant d’avoir osé acheter 12 cm mal maîtrisés.
Ces messieurs sortent le torse un peu plus bombé du dernier James Bond et les coeurs en prennent aussi pour leur grade, parfois.
En clair, des salles obcures on ne sort jamais indemne.
Témoins le temps du spectacle d’une incarnation qui nous touche, de la naissance d’une nouvelle héroïne ou d’un nouvel héros…

Pareil pour les vêtements… La cape magique, le pantalon qui tombe parfaitement, la veste à peine cintrée, le look impeccable, il nous arrive de sortir en invicibles dans la rue.
Le pouvoir du vêtement occulte alors les flanchements de l’âme, le mouvement de l’humeur…
Dans chaque garde robe se cache la pièce qui marche, celle qu’on sort en se disant, « avec ce ptit haut, j’emporte le combat »… De l’entretien d’embauche au rendez-vous amoureux, il existe toujours un temps ou, comme Superman se ruant dans une cabine téléphonique pour enfiler son legging, on ressort de chez nous, fatale.
We could be heroes? Just for one day….
Comments
Les vêtements qui rendent beau et « invincible », ha oui alors, ça marche !
Avec ce genre de tenue, la démarche est plus souple, les épaules se décontractent et la vie fait moins peur, c’est vrai.
Si de plus on reveêt sa panoplie de héros après avoir vu un film avec Fred Astaire, on sentira ses jambes devenir souples et ses bras légers.
Avec Yves Montand, on se surprend à marcher à petites enjambées gracieuses et remuer les mains.
Que dire du cool de Steve Mc Queen dans « l’affaire Thomas Crown » ? Il nous fait aimer le costume 3 pièces.
On se fait tout un cinéma avec nos fringues…
Un soir petit, après voir vu superman (il y a plus de vingt ans), je suis allé dans le jardin avec mon père pour regarder le ciel, j’étais en robe de chambre (une bleue avec un liseré rouge sur le col rabattu et un écusson sur la poitrine), et la lumière de la porte d’entrée projetait mon ombre sur l’herbe grise. Je me sentais tout petit et pourtant, gonflé par ma « silhouette de robe de chambre », tellement Super!…
C’est un de mes souvenirs d’enfance favori.
Le cinéma et les vêtements ont ce point commun de nous faire croire, le temps d’un instant, que nous sommes fort(e)s, invincibles, capables de vaincre tous les obstacles.
Un peu comme avec l’amour en fait…
Cute cape jacket!
Fantastique article, je my retrouve entièrement, que ce soit pour le cinéma ou pour les vêtements !
Et puis, coup de coeur tout particulier pour la conclusion…
I, I will be king; and you, you will be queen !
Tu t’es imaginée en Rosalie ? Partagée entre David (ce nom dit avec cet accent est à tomber) le félin et César le coq ?
Il y a longtemps que que j’ai vu ce film, mais je crois que Romy Schneider avait de haut talons en effet, je pense me souvenir qu’elle portait joliment le trench-coat.
La scène où Montand explique que, LUI, il fait de l’argent, le tout dit en claquant des doigts très vite, Romy lui demandant de refaire ce geste, est sublime.
Alors dèja que la silhouette m’avait fait rêver au premier coup d’oeil, mais alors le texte Sophie! Bonheur.
C’est l’un de mes moments préféré: enfiler le pti blouson qui me mettra dans un mood rock&star un jour de pluie parisienne, ou la chaussure qui donnera de l’assurance à mes pas lors d’une soirée un peu trop remplie de visages inconnus…
:)
LOVE the blue!
I love the coat! It is a pity I don’t speak French, I would have loved to read the articles..are you going to translate your blog?
Love the coat. Is has a perfect blue.
Vous avez une façon de mêler la mode, chose à première vue purement superficiel, à des mots justes et vrais qui nous touches tous. Bravo pour ce blog, c’est un plaisir.
Bien à vous,
Antoine.