Diary

Le Sud

On peut dire que nous avons été gâtés pour ce lookbook SS12.

La douceur du climat, la lumière, les couleurs et la beauté du lieu… Impossible ici de vous faire partager l’odeur naissante des pins, le goût de l’iode transporté dans l’air à mesure qu’on approche de la calanque. Un chemin qui descend de la maison dans la garrigue, un ou deux lacets entre les pins et l’éclat, le vent, la baie. Un appareil photo autour du cou ou un panier au bout du bras, quelques jours en dehors de tout quand je retrouve cet endroit.

Vous comprendrez le plaisir que nous avons eu à travailler ensemble dans ces conditions…
Une ambiance si sympathique pour une atmosphère très inspirante.

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Postcard from…

Ces prochains jours seront pour moi synonymes de voyages, d’aventures, de rencontres… Je vais arpenter le pavé de plusieurs capitales, à la rencontre de styles de vie, des tendances, des influences et des inspirations d’un londonien, d’un berlinois…

J’essaierai de vous faire partager le maximum d’images même si les journées s’annoncent plus qu’intenses…
Il y aura des images de mes lieux favoris, des vidéos parce qu’elles sont le meilleur moyen de vous faire ressentir une atmosphère et bien sûr du streetstyle!

New Order

_ Y a quelqu’un?
_ Je suis là!
_ Ah, je croyais que tu avais oublié que tu avais un blog!
_ Justement, je n’ai pensé qu’à ça!!!!
_ Ben ça s’est pas vu ;-)
_ Très drôle! Nouveau look tout de même!
_ Oui ça j’avais remarqué on se croirait dans une galerie, genre « je vais me reprendre une coupe »
_ Pour la coupe je peux rien faire dans l’immédiat mais pour la galerie, c’est tant mieux car je vais montrer plus de choses désormais.
_ Genre?
_ Genre d’autres choses que du streetstyle.
_ !!!!!!!!
_ Non mais je vais montrer des looks mais j’ai envie d’être plus pointue sur mes choix et de montrer aussi des séries persos.
_ C’est le côté « Diary »
_ Moque toi! Diary c’est justement pour y mettre des photos du quotidien, des amis, des lieux, des choses que je vis ou que je vois; mais j’ai envie de montrer d’autres trucs que les photos de streetstyle, mettre les photos que je fais pour la presse et les shootings que je fais pour moi.
_ Qu’est-ce qu’il s’est passé?
_ Je sais pas, rien, envie de faire plus de photo et de montrer plus de choses, de partager plus aussi.
_ Dans le genre partage, on prend un verre ce soir j’ai plein de trucs à te raconter…
_ Parfait comme ça je te posterai dans « Diary »
_ Gnagnagnana

Eloge de la fuite

sophie

La lumière s’ouvre parfois en un endroit comme nulle part ailleurs.
Dans l’eau, du vent, il y a cette année qui se termine dans l’été qui nous allège et nous réchauffe, comme pour nous rassurer, non, il ne nous abandonnera pas. Il y aura encore des orages, des automnes et bien pire, du froid, des laines et des obstacles mais toujours après, invariablement, comme les cigales sortent mystérieusement de terre le 13 juin en cet endroit, il y aura toujours un temps pour se retrouver soi, à l’abri, dans la lumière.
Et curieusement après les courses de cette année, après le gel aux Tuileries, la neige de la Place des Vosges, le doute et la peur de se réveiller sur des jours de nuit, après avoir superposé les épaisseurs, juré qu’il fallait mettre de la couleur, pensé qu’il nous fallait absolument ces talons, on arrive dans cette lumière avec l’envie de laisser tout derrière soi.
Comme si elle revenait d’un lieu de vérité nous dire que depuis qu’on s’abîme, depuis ce froid, depuis Paris, depuis la pluie, depuis les latte nous, n’attendions au fond que cette pause pour se retrouver.
Comme si, dans nos traits de crayon, dans nos rendez vous, nos Ipod et sur la 1, on ne faisait que crier en soi, « qu’il me tarde de sortir de ça ». Qu’il nous tarde de pouvoir enfin choisir de partir, d’être seule, un peu, comme on le veut, pour regarder en face ce temps qui n’était pas à la pause.

sophie2

Cette lumière d’eau, finissant, partant derrière une ligne pour nous assurer de son retour nous dit dans son bonsoir qu’il était temps qu’on la regarde enfin. Pas pour ce qu’elle est mais pour nous. Pour un instant respirer un peu de ce qui compte, un peu de ce qu’on emportera toujours, un peu de ce vent, un peu de cette mer, un peu de ces visages qu’on a croisés rapidement dans la course, un peu de ceux qui nous attendent quand reprendra la danse…
Car elle reprendra, et c’est cela qui nous fait tant apprécier la parenthèse dorée qui s’offre à nous, quand on oublie de se demander ce qu’il faut qu’on porte mais qu’on s’interroge sur l’ailleurs où il faut qu’on parte.
Quelque part où « téléphone » n’est qu’un mot de scrabble, où les jours commencent sans nous attendre et nous accueillent sans ironie, sans culpabilité, où cette lumière encore nous prend dès le lever dans sa bienveillance pour nous déposer à la fin d’un jour dans les rayons de la nuit. 
Chaque jour finissant en imprime sur l’iris un de moins au compteur de notre ailleurs, et l’idée qu’il faudra bien rentrer vient souligner, à mesure que le temps passe, l’or de ces temps.
Il fallait partir, être là ou en tout cas, quelque part en dehors de tout pour s’entendre enfin.