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Margaux Lönnberg Rydeng

Alchimie des égéries

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Marquer l’esprit du monde.
Tout d’abord celui d’un homme, d’un créateur, d’un photographe, ou d’une femme, styliste, réalisatrice, puis accéder à la lumière.
Marcher, comme il se doit.
Incarner quelque chose sans avoir rien changé de soi.
Aller comme de tout temps, avec désormais quelque chose en plus. Des yeux, posés sur soi, de plus en plus nombreux. Sur son visage, sur son dos, sur sa voix. Scrutée désormais par des millions, vous êtes devenue une icône.
Le temps passe vite et il faut devenir la représentation d’une image, d’une marque, d’un nom, être l’égérie de… qui pose pour l’objectif de…
De tout temps l’inspiration a trouvé naissance en l’autre, dans son allure, dans son charme, dans son corps.
Il y a des muses, au physique variant selon les tendances de l’époque. Peau très pâle et bronzée, embonpoint et maigreur généralisée, yeux clairs, cheveux longs, fesses, pas de seins, où sommes nous aujourd’hui?
Quel visage nous offre la femme en 2009?
Est elle grande? Est elle Carla Bruni? Est elle Kate Moss ou Monica Belluci?J’avoue que je ne sais pas trop, pour y vivre les yeux trop grand ouverts, ce qui se cache dans le regard de la femme du monde aujourd’hui. Comment se coiffe-t-elle le matin et pourquoi désormais toutes les filles qui s’habillent pour nous sur du papier glacé sont comme ceci ou comme cela?
Anna Karina pour Godard, Jodie Foster pour Scorcese, Scarlett pour Woody, Cruz pour Pedro, où est elle?
Peut être devant mon objectif? Quelque part dans ces pages…?

Femmes sous influence(s)

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Des influences il est au fond toujours question.
Quand je rapplique au matin sur mon clavier, ou le soir après quelques discussions et verres de vin, il m’arrive de me demander ce que je vais bien pouvoir écrire.
Et là hop pirouette, je me dis que je vais parler de ce problème, l’inspiration, le fait de devoir, comme je me le suis fixé, poster chaque jour un message sur ce blog!
Bon d’accord, avant cela je fais un tour sur les blogs de référence histoire de voir d’où vient le vent, mais une fois les articles du jour consommés, je me dis que non, je ne peux rien en faire. Ce n’est pas moi, je ne suis pas « elles », je n’arriverai pas à faire comme si j’avais eu « l’idée de ».

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Donc des influences il est question. 
Car ce qui s’imprime chaque jour sans que l’on s’en aperçoive se conclut parfois, longtemps après, dans un billet, sur ce blog, sur un post it collé au frigo ou par dessus les tasses d’un café d’après midi.
Peut on prétendre à l’indépendance, totale, non, surtout pas dans les mots, et encore moins dans les fringues!
Images sur images, on sait tous malgré nous, ce qui se porte, ce qui se fait, ou pas, ce qui fait cette année, trop ou pas assez.
Revient alors la question de la touche personnelle, de celle qui saura juxtaposer à l’évidence le strass qu’il faut, le sequin malin, le trou dans la maille.
On l’a déjà dit par ici mais « mots » et « modes » se donnent souvent la main.
Influences de coin de rue, pages feuilletées d’une pléiade en vogue, on est tous quelque part la conclusion d’une joyeuse collision.

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Alors comme c’est la fin de semaine, comme il nous faut célébrer quelque chose et entrer dans le week end en joie, je vous le dis, on va inventer, se renouveler, prendre et refaire, être à part ou simplement soi, être, comme disent les jeunes, « en mode »…

Bon week end, lâchez vous!