Seneca Rising

Black Carpet

oriane

On s’est enveloppé comme jamais, drapé comme dans nulle autre étoffe, réchauffé comme dans aucune lumière.
Il en est une infinité, et un seul, ils sont profonds, superficiels.
On l’a vu le jour qui serre encore le cœur et derrière les paupières closes d’une première nuit.
Le noir c’est l’oubli du lendemain, la fin des formes et le début de la lueur.
Il y a des noirs qui tranchent, des qui dessinent, des qui affinent, du qui toujours souligne d’élégance.
Une femme a été lui, et comme elle sa couleur est restée complexe. Pas triste non, changeante, avec le sourire de l’esprit et des traits malins, cachés dans la pénombre.
Le noir refuge, où les corps se plient pour terrer leur peine ou entendre le silence, le noir qui effraie, qui remonte la couette sous le nez des enfants sachant bien que quelqu’un se cache dans l’invisible.
Du noir de souvenirs parfois, quand s’est effacé un nom, et ces vacances, oui ça s’efface, et c’est du noir entre deux séquences, avant que la lumière se rallume sur le temps qui passe.
Le noir de ce col portant tes joues et l’arête de ton nez, ce noir des yeux…

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Ce noir duquel un jour tout a jailli, duquel un corps est sorti, par le rai filtrant à travers le rideau.
Des noirs autant que de matières, qui s’enfoncent en eux mêmes, qui nous happent, des noirs de sieste, de longs après midi où le goût en tout a disparu, ou glissant, satinés, des noirs de soirée aux rires maitrisés, des soirs à sensations où le noir vous va si bien.
Le noir des vingt ans, le noir des non et le noir des adieux, ce noir qui nous effraie autant qu’il nous attire, ce noir qui dans son unité rassure.
Percé de lumière, ou l’entourant pourquoi pas, qui lie, qui donne des lignes ou permet d’en tracer, le noir comme une évidence depuis qu’il est. Tout a été et reviendra lui.
Du noir de toute façon nous n’y échapperons pas, pour cela qu’il a tant de visages, qu’il faut l’aimer, l’éviter, y aller, y revenir, le connaître, le dominer, ce noir des touches, en bémol ou comme un truc en plus.
Du noir évidemment!

Liberty chérie

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Liberty chéries. 
Liberty, Chéri…
Voilà longtemps que je voulais l’écrire cet article! Longtemps que je voulais vous plonger dans un vert d’eau, ou un bleu layette, un tissu flottant, quelques fleurs, une douceur qui fonctionne et qui ne nous a jamais vraiment quitté.
Liberty c’est un peu le mot qui devient motif.
Passer des tailleurs aux pantalons, oublier le corset, faire tomber un chignon et arriver jusqu’à nous qui sortons au premier rayon sans se poser la moindre question.
Souvenez-vous du temps que nous n’avons pas connu où chacune devait prendre garde à ne pas s’exposer dans des allures approximatives ou trop « personnelles », quand il n’y avait pas de place pour « la petite touche », « le ptit brin de », mais où il fallait porter tailleur etc. car « une femme, c’est une femme! ».
Liberty depuis, après Georges Sand, Chanel aussi dans son style, Liberty après tout, car juste d’un coup d’oeil ce matin dans le miroir, j’ai eu envie de mettre ça, ouais pas mal, ce qu’il fait beau…
Voilà longtemps que je pensais la croiser celle qui porterait le motif volatile, celui qui rime tellement avec le temps de ces jours.
On les trouverait presque indépendants, madame et son vêtement, un joli couple sous un ciel de printemps, dans une rue de Paris, Liberty vous va si bien chérie, vous m’avez l’air tous deux rayonnant et lumineux.